Le K
Quatre nouvelles

Buzzati est un
réaliste du légendaire. Les héros buzzatien évoluent dans la banalité ordinaire
de la vie. Ses nouvelles sont des paraboles sur l’essentiel, une traversée des
apparences, une quête de l’essence des êtres et des choses, nous contraignant à
toucher du doigt les incohérences de ce que nous croyons nommer le réel.
Buzzati s’emploie à faire grincer les engrenages logiques, à élargir les
fissures, nous contraignant à toucher du doigt les incohérences de ce que nous
avons appris à nommer le réel.
Il est parvenu avec une pureté de cœur et une modestie toute artisanale, à construire, touche par touche, l’une des réflexions les plus hautes, et les moins hautaines, sur notre aventure d’homme. Ses nouvelles s’inscrivent dans la meilleure tradition des fabulistes. A la fois, tendre, linéaire, sèche, désenchantée et souvent pathétique la langue est simple, dépouillée. Les êtres et les choses sont dessinés avec la simplicité de la force tranquille et leur portée métaphysique ne nous semble jamais indissociable de leur sensualité.

Une mise en scène très sobre faite de voiles vaporeux, un univers en noir et blanc rappelant le cinéma réaliste italien des années 50-60.
Des comédiens-lecteurs entre humour et tragédie, entre réalisme et onirisme, jouant-lisant quelques nouvelles résumant les thèmes chers à l’auteur : l’angoisse, la solitude, le vieillissement, la femme, le doute, l’attente, l’amour, extraits d’un des recueil majeur de Buzzati le K.

avec Marie José GOIX, Gaby RAKOTONDRABE
